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Après avoir été un éphémère
chef-lieu de district, Joigny devient chef-lieu d’arrondissement
pendant un siècle et demi. A noter que Gillet de la Jacqueminière,
député à la Constituante, défend l’idée
de faire de Joigny le chef-lieu du département.
La Terreur se passe sans effusion de sang à Joigny. On se
contente d’emprisonner les ci-devant nobles et les suspects
dans l’hôpital désaffecté de la comtesse
Jeanne, avant qu’il ne serve de camp de prisonniers de guerre.
Agrandir - Louis Bonaparte
Pendant toute la période révolutionnaire, comme sous
le Consulat et l’Empire, Joigny a une activité militaire
intense. Louis Bonaparte, colonel du Ve Dragons, séjourne
alors épisodiquement à Joigny en 1802 et 1803. Il
y laisse un bon souvenir. Jean-Baptiste Lacam, maire, propose en
1806 de nommer la place située devant la caserne, place Louis
Bonaparte; elle gardera ce nom jusqu’en 1815 pour le reprendre
de 1868 à 1870.
Après avoir été le maire du Consulat, Jean-Baptiste
Lacam devient sous-préfet pendant le Premier Empire. Il est
remplacé à la mairie par Jean-Baptiste Billebaut.
Durant toute cette période, les édiles municipaux
sont à peu près les mêmes, sauf quelques changements
mineurs. De l’Empire à la Restauration en passant par
les Cent Jours, pour plus des trois-quarts, on trouve les mêmes
noms au conseil général de la commune ou, à
partir du Consulat, au conseil municipal.
En mai 1814, sans l’intervention héroïque du premier
adjoint , le chevalier d’Albizzi, la ville aurait sûrement
été mise à sac par les troupes russes.

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