| Joigny subit une occupation
prussienne brutale après la bataille d’Esnon, qui vit
une dérisoire tentative de résistance de la part de
la garde nationale, qui, finalement, coûtera cher en vies
humaines et en argent.
Henri Bonnerot, qui s’était déjà manifesté
dans les sociétés d’éducation populaire,
est le chef naturel des Républicains. Lieutenant-colonel
des gardes mobiles, il obtient des succès sur la Loire, dont
il revient couvert de gloire. Il sera maire de Joigny jusqu’à
sa mort subite à Paris en 1886, alors qu’il vient d’être
élu député. Sous ses mandats, furent construits
le marché couvert, qui souleva une véritable polémique,
et d’importants casernements.
Agrandir - Défilé
du 1er Dragons sur le quai de Paris
Félix Besnard lui succède dans sa profession d’avoué.
Aussitôt élu au conseil municipal, ce dernier deviendra
à son tour maire, puis conseiller général.
Il sera le dirigeant de la ville pendant toute la Belle Epoque.
Il fera tout son possible, mais en vain, pour industrialiser la
ville; il sera aussi à l’origine d’une nouvelle
adduction d’eau, celle de la Fontaine aux Ânes. Sous
son impulsion, furent construits la maternité de l’hôpital,
la caisse d’épargne et un nouveau collège remplaçant
celui qui avait été installé dans l’ancien
hôtel-Dieu Saint-Antoine.
Tous ces bâtiments furent inaugurés en grandes pompes,
le 22 juillet 1906, par Gaston Doumergue, alors ministre du commerce,
de l’industrie et du travail.
Félix Besnard eut à faire face aux terribles inondations
de 1910.
Lui aussi, meurt brusquement peu de temps après avoir été
élu sénateur en 1913. A Joigny aussi, c’était
la fin de la Belle Epoque.
Agrandir - Inauguration
de la Caisse d'Epargne

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