A 140 k environ au sud sud-est de Paris, Joigny est située
sur les bords de l’Yonne au centre du département éponyme,
dans le nord de la région Bourgogne.
Pourtant jusqu’à la Révolution, elle était
en Champagne ; le comte de Joigny était le premier pair de
cette province.
La ville primitive fut construite sur un promontoire de la cuesta
du plateau d’Othe, dominant la large rivière, autant
protection que voie de communication, son pont et sa riche vallée
propice aux pâturages et à la culture tant vivrière
que céréalière. Cette situation, position stratégique,
fut aussi la raison de sa richesse : la culture de la vigne sur
les coteaux calcaires, au moins jusqu’à l’apparition
du phylloxera. Sur le plateau, la vaste forêt d’Othe,
qui occupe les deux-tiers de la surface de la commune, permit la
construction des maisons à pans de bois dont la ville s’enorgueillit
encore; l’écorce des chênes fournit le tan nécessaire
aux nombreuses tanneries -elles comptèrent jusqu’à
140 fosses- situées sur la rive gauche d’un bras du
Tholon, le ru des tanneries.
Chef-lieu du comté et siège de nombreux offices durant
l’Ancien Régime, Joigny devient sous-préfecture
à la création des départements ; qualité
qu’elle perd en 1926 pour n’être plus que chef-lieu
de canton.
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