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Lors de la Restauration, la municipalité ne change pas :
le maire et deux conseillers vont faire leur soumission au roi.
Mais après les Cent jours, qui avaient vu Lecomte devenir
un Maire éphémère, ce sera Antoine Chaudot,
qui sera nommé. Bien que battu aux législatives dans
la circonscription Sens-Joigny par Thénard, sortant constitutionnaliste,
Chaudot est élu député au niveau départemental.
Durant son mandat, le nivellement de l’ancien cimetière
de Saint-André et de la petite Butte permettront de combler
les fossés des fortifications. C’est alors aussi que
les portes aux Poissons et Saint-Jacques sont abattues, cette dernière
pour construire la halle aux Blés et le théâtre.
Le régiment de Hussards avait pour colonel, en 1830, le duc
de Chartres. Il était à Joigny pendant les journées
de juillet qui virent son père, le duc d’Orléans,
devenir Louis-Philippe. C‘est Claude Jean-Baptiste Thibault,
fils du président fondateur du Comité de Surveillance
Révolutionnaire, qui devient le maire de Joigny. C’est
lui qui permettra le transfert du tombeau d’Adèle (ou
Aélis), épouse du comte Renard IV, de l’abbaye
de Dilo à l’église Saint-Jean de Joigny.
Depuis la Convention, le seul lieu où l’on soignait
était l’Hôtel-Dieu Saint-Antoine. Celui-ci devenu
trop petit, un autre hôpital est construit, de 1841 à
1848, sur l’emplacement de l’hôpital de la comtesse
Jeanne. C’est Dominique Grenet, d’abord adjoint, puis
maire en 1848, qui s’en occupe et fait faire le transfert
des malades en août 1848. Il fait racheter par la ville l’ancien
hôtel-Dieu pour y installer le collège jusqu’alors
dans la maison léguée par Edme-Louis Davier.

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